Lettre N° 2
- 4ème trimestre 1983
CRÉER
L'IRRÉVERSIBLE
A NOS AMIS DES A.P.E.L.
DES PAPILLONS...
RAYMOND ARON
NOUVELLES D'ENSEIGNEMENT ET LIBERTÉ
Le talent du
gouvernement dans l'art de la dissimulation n'est plus à contester. S'il en fallait une
preuve nouvelle, on la trouvera dans le projet relatif à l'enseignement privé que M.
Savary a présenté le 19 octobre.
Saluons d'abord la
remarquable mise en scène. La "copie" de M. Savary était remise avec un retard
considérable : n'était-ce pas le signe qu'on avait beaucoup travaillé sur ce devoir de
vacances et que le projet serait radicalement différent des propositions faites le 20
décembre 1982 ? Des ragots complaisamment amplifiés laissaient entendre
qu'"on" avançait, avec patience et persévérance, vers la solution de
problèmes délicats. Enfin, on s'était assuré le concours de quelques comparses, prêts
à jouer le rôle de composition des "abominables sectaires" qui trouvent qu'on
met vraiment trop de temps à en finir avec l'école libre et qu'on respecte inutilement
les formes dans un combat dont ils ont déjà décidé l'issue. A eux les honneurs du
petit écran ! On les a vus et on les reverra très probablement, comme en témoigne la
récente manifestation d'Yssingeaux. Ils sont précieux : leur seule présence garantit à
M. Savary une situation d'habile conciliateur, une image d'homme modéré. Tout ceci
était parfait : plutôt que de dépendre du Ministère de la Culture, les arts du
spectacle devraient désormais être rattachés au Ministère de l'Éducation Nationale.
Venons-en au texte. Un
long préambule expose en un style lénifiant quelques principes fondamentaux. On affirme
notamment "la liberté de l'enseignement" qui "interdit le monopole de
l'État et contribue à la liberté de choix des familles à l'égard de
l'éducation". N'y a-t-il pas là de quoi satisfaire les esprits les plus sourcilleux
? Il est vrai que celui qui poursuivra la lecture constatera qu'on veut "réduire
progressivement les différences (entre enseignement public et enseignement privé)",
différences qui sont censées faire obstacle au principe de la liberté de
l'enseignement. On soutient bien que, pour être nationale, l'éducation n'a pas à être
uniforme. Toutefois cette diversité concerne des établissements qui tous
concourent au "service public" et "doit être placée au service d'une
mission éducative globale". Quiconque est attentif au texte s'apercevra qu'après
avoir prononcé quelques formules magiques - "liberté de l'enseignement",
"pas de monopole d'État" - pour désarmer l'adversaire, on s'apprête à les
vider de tout contenu. Mais, il y faut du courage, car le style de ce texte est
particulièrement laborieux.
On aurait pu croire que
l'Éducation Nationale donnerait l'exemple de la clarté de l'expression. Ce n'est pas le
cas. Comme on ne veut pas soupçonner les capacités, on est porté à craindre que
l'obscurité ait été jugée favorable pour dissimuler quelques méchants desseins. La
suite, qui est l'essentiel, c'est-à-dire le contenu même des propositions de M. Savary,
permettra d'en juger.
Inutile d'épiloguer sur
l'obscurité des procédures qui combinent trois méthodes de solution (concertation
nationale et consultations académiques, expérimentations sur zones, commissions
nationales de conception) tout en distinguant trois groupes de problèmes dont seul un
esprit futile pourrait supposer qu'ils correspondent aux méthodes précédemment
distinguées. La rue de Grenelle a, en matière de combinatoire, des vues qui dépassent
un entendement moyen. Naturellement, tout ceci est de la poudre aux yeux. Mais il ne
s'agit pas seulement de dérouter le lecteur du texte ; il s'agit également d'instaurer
des discussions dans des conditions si confuses qu'on ne sache jamais où on en est, ni de
quelle question on discute, ni quelle décision a été prise. La distinction des groupes
de problèmes est ainsi plus apparente que réelle : par la force des choses, qui
commencera à parler de l'un d'eux s'obligera à les aborder tous à la fois. Cette
distinction est fondée sur un principe apparemment raisonnable : grouper les problèmes
par ordre de difficulté croissante. Mais, lorsqu'on examine la liste (non exhaustive,
est-il dit) des problèmes rangés dans chacun de ces groupes, on est extrêmement surpris
: des problèmes de nature différente, sans rapport manifeste, sont rangés dans un même
groupe, tandis que des questions voisines sont réparties dans des groupes différents.
Est-ce de la confusion ? Oui, mais elle est volontaire. A lui seul, le groupement des
problèmes constitue un engrenage qui fait que des modifications minimes de l'équilibre
actuel sur des problèmes mineurs conduiront irrésistiblement à le bouleverser
totalement.
On s'assurera de ce
diagnostic par l'examen des problèmes du premier groupe, qui doivent être résolus avant
la fin de la prochaine année scolaire et dont il est impudemment affirmé que
"leur examen ne porte pas le débat au plan des principes généraux".
Qu'il y ait lieu de
résoudre rapidement les difficultés d'application des lois Debré-Guermeur créées par
la loi de décentralisation (dont il faut rappeler que les socialistes l'ont fait voter
sans attirer l'attention sur ce type de conséquences funestes), admettons-le. Admettons
aussi l'opportunité de "budgets prévisionnels" pour l'enseignement privé. Ces
problèmes ne posent vraisemblablement pas de questions de principe. Mais, il en va tout
autrement lorsqu'il s'agit de la modification des procédures de l'ouverture de classes ou
de la fonctionnarisation des maîtres du privé, rangées de façon étonnante dans le
premier groupe de problèmes. Là, ce sont bien des questions de principe qui sont posées
et un mécanisme irréversible qui est mis en place.
L'ouverture des classes
se fera en appliquant "une partie du mécanisme de la carte scolaire". Entendons
par là que lorsqu'un établissement privé voudra assurer un enseignement spécifique en
créant de nouvelles classes, aussi nombreux que soient les candidats, on lui refusera
toute subvention en invoquant les capacités d'accueil du public, voire de vagues projets
de développement de ces capacités. Il suffit de penser à l'affaire de Quimper pour voir
ce que ceci donnera concrètement. "Carte scolaire", le terme sacré pour les
partisans du grand monopole, est d'emblée prononcé. Inexorablement, son application sera
étendue à tous ses aspects, notamment la sectorisation qui assigne autoritairement dans
le secteur public un enfant à tel établissement en fonction du domicile des parents.
C'est clairement affirmé : l'exercice du libre choix des familles, qu'elles choisissent
le public ou le privé, se fera "dans le cadre d'une carte scolaire", dont on
affirme, pour nous rassurer, qu'elle sera "assouplie". Autrement dit, le choix
entre établissements privés, aujourd'hui totalement libre, sera dans un proche avenir
très considérablement limité. La "sectorisation" est tenue pour un problème
du troisième groupe, mais sa solution est déjà préparée par les mesures du premier
groupe, puisqu'en bridant dans l'immédiat le développement du privé, on fait en sorte
qu'ultérieurement le choix des parents ne puisse se porter que sur le public.
En ce qui concerne la
fonctionnarisation des maîtres de l'enseignement privé, les faits sont encore plus
patents. Il ne faut pas croire qu'il s'agit simplement de changer la "ligne
budgétaire" sur laquelle ces maîtres sont rémunérés, et que le changement est
sans conséquences. Qui dit fonctionnarisation, dit règles de gestion strictes, certaines
déterminées par le statut de la fonction publique. Ces règles concernent notamment
l'avancement et la mutation. Il ne s'agit donc pas simplement de satisfaire le désir de
quelques volontaires qui croient trouver dans l'état de fonctionnaire quelques avantages.
Fonctionnarisés, ils dépendront de l'autorité publique, qui pourra, dans une très
large mesure, les affecter à d'autres établissements du public ou du privé et même les
remplacer par des maîtres du public. 15 000 maîtres fonctionnarisés, c'est 15 000
emplois publics dans les établissements publics pour toujours. Le choix des
volontaires aura donc des conséquences qui s'exerceront bien après qu'ils aient pris
leur retraite. Tout ceci est avoué, avec quelques précautions oratoires, lorsqu'on
évoque les problèmes (du second groupe) de gestion de ces personnels fonctionnarisés.
Mais ces problèmes sont inévitables, et leur solution quasi imposée, dès l'instant où
la fonctionnarisation (mesure du premier groupe) aura été effectuée. Dans le secteur
public, un chef d'établissement n'est qu'un échelon intermédiaire de la hiérarchie
(par exemple, les notes qu'il attribue aux professeurs peuvent être modifiées par
l'inspecteur d'Académie, le Recteur). Comment appliquer le système à un chef
d'établissement privé qui a sous son autorité des fonctionnaires ? Une seule solution :
lui attribuer également le statut de fonctionnaire. La mesure n'est pas ouvertement
annoncée (on parlera simplement de l'intervention de l'autorité publique dans leur
nomination), mais elle sera inévitable. Et qui peut être mis sous l'autorité d'un
fonctionnaire, sinon d'autres fonctionnaires ? Voilà comment pour éviter les conflits de
compétence, on sera obligatoirement conduit à étatiser totalement l'enseignement
privé.
Au risque de présenter
un exposé un peu complexe, j'ai voulu démonter les mécanismes. Il était nécessaire de
le faire. Sous son apparente confusion, le projet Savary cache une logique implacable. A
partir de mesures ponctuelles, dont l'impact semble relativement limité, il s'agit de
créer l'irréversible, de déclencher un processus qui ne peut aller qu'à son terme,
l'instauration du fameux service public annoncée depuis deux ans et qui n'est aucunement
différée.
Quant au fond, le
nouveau plan de M. Savary n'est donc nullement en retrait par rapport aux propositions
présentées neuf mois avant. Il s'en distingue simplement par une plus grande prudence
dans la manifestation des intentions du gouvernement, prudence qui lui est imposée par
les sentiments de l'écrasante majorité des Français. Le mécontentement du Comité
National d'Action Laïque est exclusivement motivée par des considérations relatives à
la forme de ces nouvelles propositions, et accessoirement par la crainte que des
motifs purement circonstanciels conduisent à différer un peu la réalisation de
certaines mesures. Il aurait aimé qu'on affirme ouvertement les principes directeurs et
qu'on claironne l'objectif de l'opération. Pour lui, la mise à mort de l'école libre
doit tenir de l'exécution publique et non de l'étouffement progressif. C'est une
question de prestige pour cette organisation. Mais qu'elle soit rassurée ! Ce que M.
Savary dissimule avec soin dans ses documents officiels, M. Mauroy le proclame au Congrès
de Bourg-en-Bresse avec sa naïveté coutumière : il est acclamé sans qu'aucune voix
n'ose exprimer une opinion contraire. M. Poperen vient assurer les manifestants du
C.N.A.L. de son soutien. Les choses sont donc claires : ce que cache le gouvernement, le
parti l'avoue.
Pour des motifs
légitimes (souci de respecter les vux des Français qui souhaitent des
négociations encore qu'ils soient parfaitement conscients des desseins du gouvernement,
comme le prouve un récent sondage, crainte de voir se multiplier les mesures de
représailles dont il faut souligner la bassesse scandaleuse, désir un peu illusoire de
gagner du temps), les responsables de l'école libre n'ont pas cru devoir opposer aux
propositions de M. Savary un refus catégorique. Ils ont néanmoins formulé un certain
nombre de conditions préalables qui sont, pour l'essentiel, à peu près satisfaisantes.
Il est à prévoir que, s'il y a négociation, toute la stratégie du gouvernement
consistera à faire en sorte que ces conditions ne soient pas respectées.
C'est dire que les
risques pris sont considérables et que la plus grande vigilance s'impose. D'autant plus
que le gouvernement dispose d'une arme redoutable qui consiste sous couvert de
"rénovation pédagogique" à réaliser simultanément un double
objectif, la disparition de l'enseignement privé et la mise en place de la détestable
réforme des collèges préconisée par M. Legrand. J'ai quelques raisons de croire que ce
piège n'a pas été démasqué. Mais c'est là un autre problème dont nous aurons
bientôt à reparler.
Maurice BOUDOT
Chers Amis, j'ai été
longtemps parmi vous, participant au combat que vous menez, inquiet comme vous des menaces
qui s'accumulent. Puis, il s'est trouvé, le temps passant, que je n'étais plus Parent
d'élève dans une A.P.E.L. Il me paraissait difficile, cependant, de considérer que ma
tâche était terminée et que je pouvais m'en désintéresser laissant à d'autres le
soin de la poursuivre. Il m'a fallu regarder autour de moi, prendre contact avec d'autres
personnes, qu'elles soient dans les A.P.E.L. ou ailleurs pour mesurer combien il y avait
à faire pour participer à la défense de la liberté de l'enseignement. De ces contacts
avec des amis, notamment avec des membres de l'enseignement public, est née notre
association Enseignement et Liberté, qui veut rassembler tous ceux pour qui la liberté
de l'enseignement est une liberté fondamentale. Compte tenu de ses objectifs, cette
nouvelle association se situe à un autre point de vue que les A.P.E.L. Je voudrais
montrer combien nos associations se complètent dans une perspective élargie de la
liberté d'enseignement.
Il est vrai que les
A.P.E.L., sous la présidence de Pierre Daniel, sont en première ligne pour combattre les
atteintes à la liberté que subit l'enseignement privé. Elles mènent ce combat avec les
différentes composantes de l'enseignement catholique, puisqu'elles représentent surtout
des parents ayant leurs enfants dans des établissements catholiques. La défense de la
liberté d'enseignement, du libre choix de l'école, de la responsabilité première des
parents en matière d'éducation est donc liée pour eux, de façon directe à la défense
du caractère propre de ces établissements. Ce combat leur appartient et c'est aux
A.P.E.L. de le mener avec la vigueur et la détermination que l'on sait. Enseignement et
Liberté n'entend nullement se substituer à ces associations ; elle sera prête bien sûr
à leur apporter quand il le faudra tout le soutien dont elle sera capable.
Toutefois, la défense
de la liberté d'enseignement et du libre choix de l'école ne se limite pas à
l'enseignement privé. Elle doit également se mener à l'intérieur même de
l'enseignement public. Nombreux sont les parents et les enseignants qui craignent la
montée d'une idéologie dominante, contrairement à l'image qu'ils se faisaient de la
laïcité. Eux aussi veulent promouvoir le libre choix de l'école, au lieu de le
restreindre partout à ce qu'il est actuellement dans l'enseignement public. Eux aussi
pensent que le maintien d'un secteur privé à côté du secteur public est important
parce qu'il stimule la réflexion pédagogique et qu'il écarte le risque d'une
uniformisation monotone et écrasante. Bien sûr, cela ne concerne pas seulement
l'enseignement primaire et secondaire, mais aussi l'enseignement supérieur.
Mais pourquoi se limiter
aux parents et aux enseignants ? Il y a aussi ceux de nos concitoyens qui, n'ayant pas
d'enfants en âge scolaire, n'ont pas les yeux fixés sur le court terme de l'année
scolaire ou de la rentrée suivante. Beaucoup, parmi eux, n'en sont pas moins soucieux de
la gravité de la situation. Dans le choc actuel des idéologies et dans les mouvements
qui se heurtent à l'intérieur de nos sociétés occidentales, la conception même de
liberté est au centre du débat. Liberté de la presse, de communication, de la
médecine, de l'enseignement... Toutes ces faces de la même liberté font l'objet d'une
remise en question. La plus radicale, pour beaucoup, est celle qui concerne la liberté
d'enseignement. Quelques phrases d'apaisement ne sont pas suffisantes pour calmer les
craintes qui naissent de trop nombreuses propositions ambiguës, de silences éloquents ou
de déclarations contradictoires. Les citoyens se sentent directement concernés et
beaucoup voudraient faire entendre leurs protestations devant les menaces qui se
confirment.
Un sondage n'est que la
photographie d'une situation, il n'est pas l'expression active d'une opinion. Nous avons
eu fréquemment de telles photographies présentant cette opinion attachée à
l'enseignement libre et aux moyens d'exercer cette liberté. Mais ceci n'est pas
suffisant. Il faut que cette opinion dispose d'une organisation assez forte pour
s'exprimer en son nom de façon crédible. Enseignement et Liberté peut être ce moyen si
elle regroupe un nombre important de militants et de sympathisants, qu'ils soient parents
du privé ou du public ou qu'ils soient simples citoyens. Et nous comptons bien sur vous
pour que vous nous aidiez à convaincre autour de vous le plus grand nombre de donner leur
adhésion à notre combat.
Jacques DELPIT
Ancien Vice-Président de la
fédération de Paris des A.P.E.L
Il s'agit de ceux qui se
posent sur les pare-brise pour défendre le libre choix de l'école. Voici quelques
adresses où vous en procurer :
Fédération de Paris
des APEL
"Écoles libres, l'école libre, c'est la liberté".
15, rue Auber
75009 Paris
Tél. : (1) 742.62.29
Fédération du Nord des
APEL
"Le choix de l'école, une liberté"
16, rue Négrier
59000 LILLE
Tél. : (20) 51.34.35
Comité de coordination
pour la liberté de l'enseignement
"Oui à l'école libre"
8, avenue Pauliani
06000 NICE
Tél. : (93) 62.24.71
La Fédération des
Yvelines des APEL a pour sa part édité des cartes de vux (même adresse que la
Fédération de Paris).
L'auteur de L'opium
des intellectuels et des Marxismes imaginaires a écrit sur le rôle des
idéologies dans les sociétés contemporaines des pages dont nul ne songe plus
aujourd'hui à nier la profondeur. Il avait saisi le caractère propre de cette religion
séculière en laquelle s'est progressivement transformé le marxisme. C'est le chef du
parti qui se réserve la liberté de réécrire le dogme alors que "jamais le
christianisme n'a accordé de blanc-seing aux gouvernants" et que "même le
tsar, chef de l'Église, ne disait pas le dogme". Ainsi le marxisme abroge-t-il cette
distinction du spirituel et du temporel, cette "séparation de l'Église et de
l'État", consubstantielle au christianisme, dans laquelle Raymond ARON, à la suite
d'Auguste Comte, voit "l'origine de la grandeur singulière de l'Occident".
De là l'inégal
traitement qu'un intellectuel éveillé doit réserver aux diverses formes de religiosité
: "Qui ne croit pas en Dieu ne se sent pas hostile aux religions du salut qui
proclament des vérités éternelles : l'homme n'épuise pas sa destination dans sa
destinée sociale... Qui ne croit pas au prophétisme marxiste doit dénoncer la religion
séculière", superstition qui engendre "la guerre contre les incroyants, alors
même que la foi s'est vidée de sa substance".
Héroïquement, Raymond
ARON avait résisté à l'attrait de ce fanatisme qui empêche "l'amitié des hommes
en deçà, au-delà de la politique". Nul ne s'étonnera qu'il ait accepté de
participer à notre combat, comme en témoigne son appartenance à notre Comité
d'Honneur.
Honorons sa mémoire,
comme il convient au Maître qu'il est : par la lecture de ses livres.
NOUVELLES D'ENSEIGNEMENT ET LIBERTÉ
A la suite d'un récent
élargissement, le Conseil d'Administration d'Enseignement et Liberté est composé comme
suit :
Président :
Administrateurs :
De nouveaux
élargissements sont prévus avec l'objectif d'une participation équilibrée de
représentants du public et du privé, de Paris et de la province.
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