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ACTUALITÉ

 

Paris, juin 2009

Madame, Monsieur et chers amis,

Je suis heureux de vous annoncer l'entrée dans notre conseil d'administration d'Anne Coffinier et de Guy Guermeur, cooptés lors de sa réunion du 19 mai dernier. Cette décision sera, conformément à nos statuts, soumise à la ratification de la prochaine assemblée générale.

Anne Coffinier est présidente de la Fondation pour l'école. Reconnue d'utilité publique en 2008, la fondation attribue des aides financières à des écoles indépendantes. Elle coordonne l'action de Créer son école, association apportant une aide technique et juridique aux parents et aux professeurs créateurs d'écoles, ainsi qu’à l’Institut libre de formation des maîtres (ILFM).

Guy Guermeur a été le rapporteur de la loi qui porte son nom, améliorant le régime des écoles libres sous contrat régies par la loi Debré. Il a été président de l'Association parlementaire pour la liberté d'enseignement. Il est actuellement vice-président de l'OIDEL. À ce titre, il est resté familier des institutions de Bruxelles après ses mandats de parlementaire européen.

Le conseil a naturellement débattu de la réforme de l'Université. Au-delà d'une année gâchée pour de nombreux étudiants, il est à craindre qu’une réforme, pourtant inéluctable, n'aboutisse à un compromis boiteux dont personne ne pourra être satisfait.

Il est pour nous évident que le baccalauréat, pratiquement délivré aujourd'hui en fonction de quotas attribués à des « zones prioritaires », ne remplit plus la fonction de porte d'accès à l'Université : les étudiants ne disposent plus des connaissances de base, ni du goût pour les études abstraites pourtant nécessaires au suivi d’un enseignement universitaire.

Il est tout aussi clair que l’autonomie, si elle consiste pour le gouvernement à se décharger sur les présidents d'université de la mission d'assurer la liberté de ceux qui veulent étudier, ne fait que déplacer le problème. Cette liberté a bien trop souvent été prise en otage, cette année encore.

Ce n’est pas en multipliant les structures dites de concertation, où s’abritent ceux qui ont plus de goût pour la politique que pour l'enseignement, que l'on remédiera à la situation actuelle. C'est au contraire en restaurant les libertés universitaires et en particulier la sélection des étudiants et le recrutement des universitaires par leurs pairs que l’on y parviendra.

Dans l'enseignement supérieur, comme dans l'enseignement primaire ou secondaire, la qualité naît de la liberté. Nous allons prendre plusieurs initiatives pour aider tous ceux qui veulent l’une et l’autre, et en particulier les parents qui refusent que les sacrifices financiers qu'ils font pour les études de leurs enfants soient inutiles.

Au moment où nous décidions de nous engager dans cette action nous venions d’apprendre la mort du professeur Roland Drago, membre de l’Institut. Il fut le vice-président de notre association pendant vingt ans. Je lui rendrai hommage dans le prochain numéro de la Lettre.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur et chers amis, l’expression de mes sentiments dévoués.

Le Président
Recteur Armel Pécheul

P.S. : le bulletin ci-joint vous permettra de nous adresser votre cotisation ou un don, si vous ne l’avez pas encore fait cette année, ou d’effectuer un versement complémentaire, si vous en avez la possibilité.

 

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